[90] Vivre le Territoire n°136 mars 2013
[90] Vivre le Territoire n°136 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°136 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : objectif eau, pour la maison et l'environnement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SOLIDARITÉ bénévolat Monique Bandelier Une amie à l’hôpital PORTRAIT Bénévole pour l’association « les Amis de l’hôpital » au service pédiatrie du Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard, Monique Bandelier intervient en soutien des professionnels auprès des enfants malades. ç Pauline Moiret-Brasier À SAVOIR Les Amis de l’hôpital En lien avec les différents services, l’association les Amis de l’hôpital participe également à l’aménagement des salles d’attente, à l’achat de jeux et de matériel permettant d’améliorer le quotidien des patients dans les structures dans lesquelles elle intervient. Dans le Territoire de Belfort, Monique Bandelier soutient le service pédiatrie du CHU tandis que six autres personnes interviennent au service neurogériatrie, à Bavilliers. Les « Amis » sont actuellement à la recherche de nouveaux bénévoles pour cet établissement (lecture, visite, animation, jeu de cartes) ainsi que pour des interventions dans d’autres services de l’hôpital. Autrefois institutrice à Fesches-le-Châtel puis à Étupes, Monique Bandelier a refermé la porte de l’école voilà plus de 20 ans. Les livres sont quant à eux restés ouverts au chapitre des comptines enfantines qu’elle entonne joyeusement avec les minots du service pédiatrie de l’hôpital de Belfort. C’est ici que, depuis trois ans, elle œuvre bénévolement en soutien de l’éducatrice. « Lorsque j’ai pris ma retraite de l’Éducation nationale, la vie active et surtout le contact avec les enfants me manquaient profondément. Je me suis dit que j’avais la chance d’être en bonne santé, que j’avais des compétences et que je pouvais mettre celles-ci au profit des autres », exprime très simplement cette habitante de Saint-Dizier-l’Évêque. C’est à ce moment-là qu’elle entend parler pour la première fois de l’association les Amis de l’hôpital qui apporte un réconfort moral auprès des personnes hospitalisées à Montbéliard. « J’ai commencé à rendre visite aux malades atteints d’un cancer et dans d’autres services. Cela m’avait vraiment fait prendre conscience de l’isolement de certains, pour qui un simple geste amical peut apporter beaucoup de choses », se rappelle Monique Bandelier. Avec la fusion des deux hôpitaux dans l’Aire urbaine, l’association et son président Alain Villalonga désirent étendre leur action dans le Territoire de Belfort. Précieux soutien Monique Bandelier devient la première bénévole sur le site terrifortain. Et c’est tout naturellement auprès des enfants malades qu’elle choisit d’œuvrer. Si, au départ, elle n’intervient que pour de l’aide aux devoirs, elle a depuis su se faire une place au sein du service, qui l’accueille dorénavant au moins Monique Bandelier, ancienne institutrice, a désiré garder le contact avec les enfants. Il n’y a rien qui ne me fasse plus plaisir que de voir réapparaître un sourire sur le visage d’un enfant. » une fois par semaine. « J’accompagne les animations encadrées par l’éducatrice, je participe aussi aux jeux organisés par les étudiants de l’IUT dans le cadre de leurs études. Je fais régulièrement la lecture aux plus petits et des parties de baby-foot – que je perds tout le temps – avec les ados ! », cite-t-elle pêle-mêle. Être extérieure au service et habillée en « civile » permet de gagner plus facilement la confiance des enfants, et ainsi calmer les chagrins lorsqu’un parent s’absente ou se rend à la cafétéria… « Il n’y a rien qui ne me fasse plus plaisir que de voir réapparaître un sourire sur le visage d’un enfant », livre Monique Bandelier. Elle se révèle également précieuse comme soutien moral, une véritable amie, pour les adolescents, mais aussi pour les parents qui éprouvent le besoin d’être écoutés ou souhaitent échanger. Se sentir utile Cette bénévole au grand cœur participe actuellement à l’aménagement d’une nouvelle salle au sein de la pédiatrie. Destiné, entre autres, aux familles venant déjeuner après une nuit à l’hôpital avec leur enfant, « ce lieu sera muni d’un tableau et pourra accueillir des intervenants extérieurs au service, tels que la diététicienne qui organise régulièrement des réunions d’information avec les parents des enfants diabétiques », souligne Monique Bandelier. Elle a également pour projet de rejoindre une autre association à Beaucourt. « Les médecins de l’EHPAD, la Maison Blanche à Beaucourt, ont besoin de personnes pour accompagner des patients dans les ambulances et établir des sortes de cahiers de correspondance, parce qu’ils ont parfois du mal à réunir toutes les informations dont ils ont besoin. » L’ex-institutrice conserve son humilité, qui colore l’ensemble des activités et l’énergie qu’elle consacre aux gamins de l’hôpital. Pour elle, être bénévole est une action que beaucoup de gens opèrent, en toute discrétion : « Je n’ai pas la prétention de remplacer tel ou tel professionnel. Je suis là en soutien, pour accompagner. Et il faut bien avouer que cela m’aide aussi à me sentir utile. Ce n’est pas grand-chose, mais si cela peut apporter du réconfort, alors je suis ravie. » l www.lesamisdelhopital.fr contact@lesamisdelhopital.fr Tél. : 03 81 98 53 64 22 VivreleTerritoire N°136 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT
HANDICAP formation Odile Knittel, responsable du pôle hôtellerie de l’IME Perdrizet Découvrir les différentes facettes de l’hôtellerie. « Nous sommes deux membres de l’équipe éducative pour l’encadrement d’une équipe de sept jeunes au restaurant pédagogique. Nous essayons de renouveler régulièrement le groupe. Il s’agit de permettre à ces jeunes de découvrir les différentes facettes de l’hôtellerie, afin de posséder les compétences nécessaires. Chaque fin de semaine avec le cuisinier, nous examinons la faisabilité des menus, en fonction des acquis des jeunes et d’après le temps que nous possédons. L’élaboration du repas se fait le matin entre 9 heures et 11 heures, période durant laquelle les élèves mettent la main à la pâte ! Cela passe par l’épluchage des légumes, la confection maison des crèmes et des pâtes à tartes, la mayonnaise, etc. Il s’agit généralement de menus simples, de type familial, et non pas d’un assemblage de produits finis ! » Apprendre les métiers de la restauration RESTAURANT PÉDAGOGIQUE Situé au sein de l’Institut médico-éducatif (IME) Perdrizet, le restaurant pédagogique permet aux jeunes de l’établissement de s’exercer aux métiers de la restauration. ç Pauline Moiret-Brasier Après dix ans de service en face de la mairie à Giromagny, puis deux ans de fermeture pour travaux, le restaurant d’application de la fondation Arc-en-Ciel * a déménagé et rouvert ses portes le 21 janvier. L’établissement propose des services d’éducation spécialisée et d’enseignement professionnel adapté, pour les adolescents déficients intellectuels. Bâtiment, hôtellerie, horticulture, mécanique… Les secteurs d’activité approchés sont nombreux. « Nous permettons à nos jeunes d’acquérir un savoir-faire professionnel dans plusieurs domaines. Le but étant de les rendre autonomes, afin qu’ils puissent, à l’avenir, valoriser leurs expériences », explique Daniel Roy, chef de service de la formation professionnelle à l’IME. Après un passage par l’IME, certains jeunes peuvent poursuivre leur formation en milieu ordinaire. Ils seront suivis par le Dispositif d’accompagnement à la formation professionnelle (DAFP). dressage des tables. « Ils apprennent à être des agents polyvalents de la restauration. Ce sont non seulement des acquis réutilisables, mais c’est aussi extrêmement valorisant en terme d’image et de confiance en soi », souligne Daniel Roy. Soutenir les jeunes Une expérience d’autant plus valorisante que le restaurant pédagogique permet à ses « apprentis » de se confronter aux exigences du secteur, le tout en situation réelle. La salle de restauration, en direct des cuisines, peut en effet accueillir jusqu’à 20 couverts. « Sa nouvelle situation au sein de l’établissement permet à des personnes extérieures d’avoir une meilleure connaissance de l’IME et des actions qui y sont menées. » Ouvert le midi, du lundi au jeudi, le restaurant accueille en effet une clientèle environnante (retraités, anciens habitués ou travailleurs) qui peut s’offrir une pause déjeuner complète pour dix euros, tout en soutenant les actions pédagogiques de l’institut Perdrizet. l * La fondation Arc-en-Ciel gère et anime des établissements et services relevant des champs sanitaire et médico-social en Franche-Comté. À SAVOIR Il est possible de recevoir le menu de chaque semaine par courriel en transmettant son adresse personnelle à l’adresse : restaurant-larcenciel@ institut-perdrizet.fr PRATIQUE Le prix du menu, hors boissons (entrée, plat, fromage ou dessert), est fixé à 10 euros. Le nombre de couverts étant limité, les responsables du restaurant pédagogique conseillent de réserver au préalable. Institut Perdrizet, 17, rue du Rosemont, à Giromagny. Tél. : 03 84 36 88 05 www.fondation-arcenciel.fr Côté cuisine Avec la réouverture du restaurant pédagogique dans une partie de ses locaux entièrement rénovés, la fondation Arc-en-Ciel peut à nouveau assurer une continuité dans le développement des compétences des jeunes dans le domaine de la restauration. Les adolescents s’exercent à la plonge, à la cuisine, au service, à l’entretien des locaux ainsi qu’au Les adolescents s’exercent aux différents métiers de la restauration, de la cuisine jusqu’au service. Une bon moyen de valoriser leur image. LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT N°136 VivreleTerritoire 23



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