[90] Vivre le Territoire n°133 novembre 2012
[90] Vivre le Territoire n°133 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : le cinéma tisse sa toile dans le Territoire de Belfort.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE CONSEIL GÉNÉRAL en actions EN CHIFFRES Le montant du RSA socle est adapté à la situation de chaque bénéficiaire. Les montants maximums s’élèvent à : 475 euros par mois pour une personne seule, 712 euros par mois pour un couple sans enfants, ou encore 854 euros pour un couple avec un enfant. La Caisse d’allocation familiale du Territoire de Belfort assure le versement pour le compte du Conseil général. À SAVOIR Le Conseil général est garant du parcours d’insertion des bénéficiaires du RSA. Selon les besoins individuels, il assure leur accompagnement social et s’implique également dans le volet « emploi » grâce au soutien de l’Europe qui prend en charge les postes des conseillers emploi à travers le Fonds social européen. EMPLOI À l’école de la confiance en soi Après avoir subi pendant plusieurs années de nombreux refus d’embauche, des bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) se construisent un nouveau projet professionnel grâce à un dispositif initié par le Conseil général. C’est un constat dressé par le Conseil général du Territoire de Belfort et Pôle Emploi : les emplois pour lesquels les bénéficiaires du RSA sont candidats ne sont pas toujours à la hauteur de leurs compétences. Ce public, très fragilisé par des années de recherches infructueuses ou ponctuées de petits contrats précaires, en est réduit à cibler des emplois très généralistes ou qui ne réclame aucune qualification. « Ils s’inscrivent par défaut sur des postes de nettoyage de locaux par exemple, alors même que certains ont un métier mais ne peuvent plus l’exercer pour différentes raisons, explique Rébecca Urbajtel, responsable du pôle insertion professionnelle au Conseil général. De plus, le RSA constitue un handicap dans la recherche d’emploi car le budget quotidien ne peut pas supporter les frais qui en découlent, tels que le transport. Il faut donc mieux accompagner ces personnes. » Avec le financement du Fonds social européen, la collectivité s’est donné les moyens d’agir. Elle a notamment mis en place un poste de coordination au sein de Pôle Emploi. L’un des objectifs : identifier les personnes qui ont des compétences et mettre en place un accompagnement pour les remobiliser. La première session de formation a démarré début octobre. Comme au travail Jusqu’au 10 décembre, onze bénéficiaires du RSA se retrouvent tous les jours dans la salle de formation de l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) à Belfort. Comme en entreprise, ils s’astreignent aux horaires et échangent entre « collègues ». « C’est pour eux un vrai bol d’oxygène ! commente la formatrice Sophie Delnatte. Ils sont dans une dynamique de travail et cela implique beaucoup de changements. » Un nouveau rythme de vie qu’ils assument avec courage, 6 VIVRE LE TERRITOIRE N°133 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT alors qu’il faut réorganiser le quotidien, les déplacements, voire la garde des enfants, avec un minimum d’argent (lire « À savoir »). « Beaucoup de ces personnes ont des qualités qu’ils doivent valoriser face à un employeur », poursuit la formatrice. Avec l’AFPA, ils redécouvrent leurs compétences, participent à des stages d’immersion en entreprise, apprennent à rédiger un curriculum vitae, une lettre de motivation, et à se présenter à un entretien. À l’issue de cet accompagnement, certains seront orientés vers une reconversion totale par le biais d’une formation qualifiante. Les autres affronteront le marché de l’emploi avec plus d’assurance et une meilleure connaissance de leurs objectifs professionnels. Deux semaines après le début de la formation, deux stagiaires avaient déjà un premier contact encourageant avec des entreprises pour un entretien d’embauche. CR Hervé, 44 ans, bénéficiaire du RSA « Sans permis de cariste, pas de travail ! » « Je suis magasinier cariste de profession. J’ai exercé pendant sept ans comme intérimaire. Il y a quelques années, une loi est passée qui oblige à renouveler tous les cinq ans le permis de conduire des engins de manutention. Lorsque mon dernier contrat est arrivé à terme, je n’avais pas les moyens de financer ce renouvellement. Il faut dire que le recyclage coûte aussi cher que la formation initiale. Et sans permis, pas de travail ! Je bénéficie du RSA depuis un an et grâce à l’aide de la conseillère emploi du Conseil général, je suis venu suivre cette formation à l’AFPA. Ça m’a permis de comprendre que je pouvais changer de voie. J’avais une piste pour être agent d’approvisionnement de distributeurs automatiques. Mais les offres d’emplois sont très peu nombreuses dans le secteur. La formatrice m’a proposé de découvrir le métier de soudeur dans les ateliers techniques de l’AFPA, je n’y connais rien mais ça peut être une piste. »
La mise en œuvre de la formation destinée aux bénéficiaires du RSA pour mettre en valeur leurs compétences au service d’un projet professionnel a été confiée à l’Association pour la formation professionnelle d’adultes (AFPA). L’AFPA possède sur son campus de Belfort des plateaux techniques professionnels qui permettent aux personnes en formation de découvrir concrètement un métier.



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