[90] Vivre le Territoire n°130 jui/aoû 2012
[90] Vivre le Territoire n°130 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°130 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : un dossier sur le festival des « Eurockéenes » 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉVÉNEMENT À sAVOIR Qu’est-ce qu’une nappe alluviale ? C’est la nappe qui est en relation avec la rivière et qui occupe une grande partie de sa vallée. Elle assure notamment une fonction écologique en rechargeant la rivière lors des sécheresses. Dans le Territoire de Belfort, elle constitue notre principale ressource en eau. Mais le volume des nappes a diminué et leurs relations avec la rivière ont été perturbées par l’artificialisation du cours d’eau. D’où la nécessité d’éviter tout gaspillage, tout au long de l’année. 4 vivre Climat Le niveau des réserves d’eau en France a fait craindre, au début de l’année 2012, une situation de crise si une sécheresse estivale survenait. Fort heureusement, les précipitations des mois d’avril et mai ont été rassurantes. Mais la sécheresse est une notion toute relative… Le dernier bulletin de la situation hydrogéologique, publié par le ministère de l’Écologie et du Développement durable, révélait en mai dernier une stabilisation, voire une amélioration, des niveaux d’eau contenue dans les nappes alluviales de la Savoureuse et de l’Allaine, et dans la nappe du Sundgau. Le Territoire de Belfort, principalement alimenté en eau potable par ces trois nappes, ne devrait donc pas être touché par des mesures de restriction. « Des pluies d’été peuvent ne pas suffire à compenser une sécheresse, explique Jean- François Azens, responsable du service des rivières et de l’eau au Conseil général. Inversement, le manque de pluies estivales, s’il provoque l’aridité des sols, n’est pas à l’origine du manque d’eau en Sécheresse ou pas ? le territoire N°130 sous-sol. L’important, c’est que les nappes aient été rechargées avant l’été. » C’est en effet l’hiver et au printemps que les stocks d’eau sont reconstitués. Processus naturel Pour que l’eau coule en abondance, mieux vaut que la pluie et la neige aient été généreuses pendant la saison froide. Durant cette période, les réserves d’eau souterraine, dans lesquelles les Français puisent 63% de leur eau potable, se régénèrent. Au-delà du mois d’avril, les précipitations, en général moins abondantes, profitent essentiellement à la végétation en pleine croissance, ou s’évaporent à cause de la chaleur. L’été, les températures élevées peuvent provoquer un le magazine du conseil général du territoire de belfort Le manque de pluie en été touche en premier lieu les terres agricoles. L’irrigation nécessite alors de puiser dans les nappes souterraines… tant que leur niveau d’eau n’est pas anormalement bas. assèchement des sols et une évaporation plus importante de l’eau disponible. Les nappes s’abaissent parfois très fortement, jusqu’à la prochaine phase de remplissage, généralement à partir de novembre. L’hiver dernier, les précipitations ont souvent été inférieures à la normale. « Plus le niveau d’eau est bas, plus les réserves d’eau mettront du temps à se reconstituer, poursuit le responsable. Mais les pluies très abondantes du début de l’année et surtout du printemps ont permis de reconstitué les réserves d’eau dans notre département ». En France, certains territoires n’ont pas eu cette chance. Au 15 juin 2012, douze départements français étaient en alerte sécheresse. CR
Michel Rousset, délégué départemental de Météo France « Une étude récente indique une plus grande fréquence des sécheresses météorologiques » « Quand on observe les synthèses climatologiques de Belfort pour la période de 2003 à 2011, on constate que le cumuldes précipitations annuelles est très inférieur à la normale en 2011, 2009, 2005 et 2003. C’est plus flagrant en ce qui concerne la moyenne annuelle des températures, qui va de normale à supérieure à la moyenne, surtout en 2003. Cette période est évidemment trop courte pour apporter une conclusion sérieuse. Les travaux du Giec (Groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) prévoient toutefois une augmentation de la température moyenne d’environ 3°C d’ici à 2100. Récemment, une étude coordonnée par Météo-France, le projet « Climsec », a permis de caractériser l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. Les chercheurs ont constitué des bases de données de référence sur la période 1958-2008 pour les pluies, l’humidité des sols et les débits de rivière. Les données confirment que les sécheresses météorologiques seront plus fréquentes et plus intenses au cours des décennies à venir. L’augmentation des températures moyennes pourrait aggraver encore la sécheresse des sols superficiels, et donc des terres agricoles. » Malsaucy Un réservoir d’eau sous surveillance En cas de sécheresse, le Conseil général dispose de l’un des plus grands réservoirs d’eau à ciel ouvert du Territoire : l’étang du Malsaucy. Bien que principalement destinées à la baignade et aux loisirs, ses eaux ont déjà permis de soutenir l’activité industrielle située en aval lors de grands épisodes de sécheresse. Le Conseil général a ainsi pu fournir de l’eau a des entreprises telles que Samica Von Roll à Valdoie, dans la mesure où ces lâchers d’eau ne mettent pas en danger les écosystèmes de l’étang et les activités de loisirs prisées par les habitants du Territoire. « Si une sécheresse grave s’installait durablement, une baisse conséquente du niveau de l’étang du Malsaucy et la hausse de la température de l’eau pourraient avoir un impact sur les activités nautiques et la baignade, rappelle le responsable du service des rivières et de l’eau au Conseil général, Jean-François Azens. C’est pourquoi nous collaborons étroitement avec l’Agence régionale de santé pour surveiller la qualité de l’eau. » Le Malsaucy peut ainsi offrir à tous les meilleures conditions possibles de baignade. Exposition « Au fil de la savoureuse, il y a un siècle » Les Archives départementales du Territoire de Belfort proposent une exposition hors les murs, le long de la rivière Savoureuse. Depuis le pont de Valdoie jusqu’à l’entrée de Danjoutin, en bordure de la piste cyclable, elle prend appui sur un fonds photographique qui aurait appartenu à un frère marianiste de l’école Sainte-Marie. Le photographe est inconnu et les prises de vue ont été essentiellement réalisées à Belfort et dans les villages environnants entre 1898 et 1905. Une part significative de ces clichés a été prise sur la rive ou dans le lit de la Savoureuse que le photographe a suivi de Valdoie à Danjoutin. Ils permettent de donner un aperçu de ce que furent la rivière et ses rives avant les grands travaux de rectification, d’aménagement et d’endiguement qui ont eu lieu après 1900, et témoignent de la vie quotidienne des riverains, des activités économiques et des jeux d’enfants. En regard de ces photographies, le Conseil général a fait réaliser des clichés en 2012, à l’endroit même où se tenait le photographe début 1900 ou à quelques mètres lorsque la rive n’était plus accessible ou trop rectifiée. Ils permettent de prendre conscience des transformations qu’ont subies la rivière et ses environs en seulement un siècle. Jusqu’au 31 août 2012. En plein air le long de la Savoureuse de Valdoie à Danjoutin. Toutes les infos sur www.cg90.fr le magazine du conseil général du territoire de belfort vivre le territoire N°130 5 événement en chiffres En 2009, 33,4 milliards de m 3 d’eau ont été prélevés au total en France, dont : 64% pour la production d’électricité 17% pour l’eau potable 10% pour les besoins de l’industrie 9% pour l’irrigation (Source : Agences de l’eau/SOeS - 2012) à savoir Quelques sécheresses marquantes 1976 : L’absence de précipitations efficaces pendant l’hiver 1975 a fortement affecté les nappes. L’année 1976 a connu alors une longue période sèche qui s’est poursuivie jusqu’au mois d’août. 1985-1986 : Essentiellement des sécheresses de fin d’été surtout dans la moitié sud. Seules quelques régions dont les nappes n’étaient pas rechargées sont touchées. 1992 : Très forte sécheresse hydrologique des nappes. Elle a cependant peu frappé la mémoire collective car masquée par un été particulièrement humide qui a même provoqué dans le sud-ouest des recharges estivales de nappes. 2003 : La période de mars à août 2003 a été une longue sécheresse de printemps et d’été. La canicule n’a pourtant pas eu d’impact important sur les eaux souterraines profondes. (Source : BRGM)



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