[90] Vivre le Territoire n°113 novembre 2010
[90] Vivre le Territoire n°113 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°113 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : la politique du Conseil général à destination des personnes âgées souffrant d’une perte d’autonomie vise à offrir aux aînés et à leurs familles une solution personnalisée et adaptée à chaque situation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vivre en établissement Un environnement confortable et chaleureux De plus en plus modernes et animés, les établissements d’accueil des personnes âgées dépendantes du Territoire de Belfort offrent un nouveau visage, encore plus accueillant, aux aînés qui souhaitent bénéficier d’un environnement adapté à leur situation. Le prix des établissements Qui paie quoi ? Afin de simplifier les démarches, le Conseil général verse directement l’APA aux établissements. Les résidents paient la partie « hôtelière » de la prestation correspondant aux repas et à l’hébergement. La partie « soins » est automatiquement prise en charge par l’Assurance-maladie. La partie « dépendance » (psychologue, aidesoignant, fournitures…) est prise en charge, pour une grande partie, par le Conseil général via l’APA, qui est versée directement aux établissements. Le Conseil général met également en œuvre l’Aide sociale à l’hébergement pour les personnes les plus modestes qui souhaitent accéder aux établissements. Si la majorité des aînés préfèrent rester chez eux, certains pour des raisons de santé ou par choix s’orientent vers un accueil en établissement. Si à une époque, certaines structures souffraient d’une mauvaise réputation, les choses ont aujourd’hui considérablement évolué. « Depuis quelques années, le Conseil général a orienté son soutien vers les projets de rénovation et le développement des services. Il s’agit de permettre aux établissements de sortir d’une logique hospitalière pour favoriser une logique de vie et de qualité de service », explique Françoise Dro, directrice des personnes âgées au Conseil général. Plus confortables, plus accueillants et plus animés, les établissements du Territoire offrent aujourd’hui une alternative séduisante pour N°113• novembre 2010 le dossier de vivre le territoire Jean-Pierre Bietry, 85 ans, Résidence Saint-Joseph à Giromagny « Je suis libre d’aller faire une balade en ville » « Après la mort de ma femme, je me suis retrouvé seul. Alors mon médecin m’a conseillé la Résidence Saint-Joseph, et je le remercie d’avoir eu cette idée ! Ici, je me sens vraiment bien. J’ai fait de nouvelles connaissances. Les animatrices nous proposent des activités. D’ailleurs, je n’ai pas peur de le dire, je suis le chouchou des infirmières ! Même si on est entouré par le personnel médical, l’établissement n’a rien à voir avec un hôpital. Je suis libre d’aller faire une balade en ville si le cœur m’en dit ! » ceux et celles qui sont à la recherche d’un environnement sécurisé et convivial. En parallèle, le Conseil général a également soutenu des projets tels que la création en 2008-2009 de 154 places d’hébergement supplémentaires à la résidence de la Miotte à Belfort et à la Rosemontoise à Valdoie. « Ces projets s’inscrivent dans une logique de diversification d’une offre qui se révèle aujourd’hui très complète. » De l’hébergement en établissement à l’accueil temporaire (voir page 19) en passant par l’accueil familial ou encore la MARPA (Maison d’accueil rurale pour personnes âgées), les aînés du Territoire ont dorénavant un panel de possibilités qui leur permet de mener leur projet de vie en tenant compte de leur handicap mais aussi et surtout de leurs souhaits.
Le territoire en actions Kickboxing David Radeff, portrait d’un champion Le Belfortain David Radeff est devenu en mai 2010 champion du monde de kickboxing dans la catégorie des moins de 93 kg. Portrait d’une force de la nature au mental d’acier. David Radeff. 29 ans. 1,81 mètre pour 91 kg. 115 combats. 100 victoires. Ces quelques chiffres révèlent tout le potentiel de ce garçon, né à Belfort. « Éternel optimiste et compétiteur dans l’âme », comme il se définit, David, alias « The Red Griffin », n’a pas fini de faire parler de lui. « À 17 ans, je boxais déjà les seniors » S’il règne en maître aujourd’hui sur les rings, ses débuts en boxe remontent Portrait chinois Si vous étiez une devise ? « La victoire n’est pas une question de chance. » Si vous étiez un super-pouvoir ? « Incassable. On ne sort jamais indemne d’un combat mais la crainte c’est de se blesser au point de ne plus pouvoir combattre. ». Si vous étiez un défaut ? « Déraisonnable. Je fonce sans me poser trop de questions. » Si vous étiez un sport collectif ? « Le footballaméricain. Mais je préfère les sports individuels, l’engouement d’une équipe n’est jamais à la hauteur de mon enthousiasme. » Si vous étiez une légende sportive ? « Marvin Hagler. Toujours dans l’attaque, un vrai bulldozer. J’essaie d’approcher ma technique de la sienne ». à l’adolescence. « J’ai eu ma première licence en boxe française à l’ASPTT de Belfort à l’âge de 14 ans. J’ai appris très vite. À 17 ans, je boxais déjà les seniors. » Après s’être essayé à plusieurs disciplines, il opte pour le kickboxing. David ne tarde pas à frapper fort. Dès 2007, il décroche successivement les titres de vice-champion du monde, champion d’europe et champion du monde. « Je n’étais pas donné favori dans ce combat. Mon adversaire, champion du monde en titre, comptait une série de seize succès consécutifs. Et je ne suis pas arrivé dans les meilleures conditions. Après de nombreux contretemps, j’ai débarqué en Russie le jour même de la compétition. Fatigué, j’ai hésité et puis je me suis dit : je suis là, je n’ai rien à perdre. Je vais tout donner. » Rester dans l’histoire Aujourd’hui il est au sommet de son art. Il touche au but. « J’ai fait mes preuves. Je suis prêt à affronter les plus grands. » Pour être au top, le champion suit un entraînement rigoureux. Musculation, technique, puissance au le magazine du conseil général du territoire de belfort sac, endurance… qu’il pratique trois à cinq heures par jour en alternance avec son poste d’éducateur sportif à la Villa des Sapins à Valdoie. « J’adore ce métier. Faire découvrir le sport aux jeunes, ses valeurs, des règles de vie… Mais il est vrai que j’aimerais me consacrer à 200% au kickboxing. Je sens que c’est le moment. Je ne veux avoir aucun regret. » En prévision cette saison : des tournois à Moscou, à l’île de la Réunion et peut-être un stage aux Etats-Unis avec l’un des plus grands champions américains, Randy Couture. « Je serais très fier de pouvoir m’entrainer avec lui. C’est une vraie légende. » Rester dans l’Histoire ? Chose pas évidente en France où le kickboxing n’a pas bonne presse et ne crée pas l’événement. « En Russie ou en Allemagne, les combats sont davantage suivis et médiatisés. Les champions vivent de leur passion. En France, le sportif est souvent considéré comme celui qui n’a rien su faire d’autre de sa vie. » La passion, voilà ce pour quoi David se bat, ce pour quoi il ne baissera pas les bras. Ni la garde sur le ring. CJ 21 le saviez-vous Le kickboxing est né au Japon, après les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964. Ce sport de combat « pieds-poings » fait son apparition en France dans les années 80. David Radeff remettait en jeu son titre de champion du monde samedi 16 octobre 2010 en Sibérie orientale. Il s’est malheureusement fait déposséder de sa ceinture par le russe Evgueni Ganine. Sa réaction au lendemain du combat : « La décision finale des juges est très controversée. Ils considèrent que j’ai frappé après le stop alors que les images du combat montrent que ce n’est pas le cas. Mon entraîneur et moi avons déposé, pour le principe, une réclamation à la fédération. Malgré cette défaite, mon état d’esprit est bon. Je repars dès vendredi à Dunkerque pour un combat de boxe anglaise. Je me sens très en forme en ce moment et ces péripéties ne font que renforcer ma rage de vaincre. » vivre le territoire N°113 à savoir « The Red Griffin » signifie « le griffon rouge ». Il fait référence à l’animal mythologique constitué d’un corps de lion, d’ailes, de griffes et d’une tête d’aigle. L’emblème de David Radeff est représenté la patte levée en référence au Lion de Belfort. en savoir plus Suivez l’actualité de David Radeff sur www.davidradeff.com



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