[90] Vivre le Territoire n°103 novembre 2009
[90] Vivre le Territoire n°103 novembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°103 de novembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Territoire de Belfort

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,1 Mo

  • Dans ce numéro : un dossier sur les retraités dans le Territoire de Belfort.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
LE CONSEIL GÉNÉRAL en actions 7 LABORATOIRES DE RECHERCHE L’université de technologie de Belfort-Montbéliard possède sept laboratoires de recherche structurés autour d’une thématique « transports terrestres et énergie ». Fuel Cell Lab : laboratoire commun systèmes à piles pour les transports Lermps : laboratoire de recherche Matériaux, procédés et surfaces SeT : laboratoire Systèmes et transports M3M : laboratoire Mécatronique 3M Femto-ST : Franche-Comté Électronique, mécanique thermique et optique – Sciences et technologies Recits : laboratoire Recherche et études sur les choix industriels, technologiques et scientifiques LMC : laboratoire Métallurgies et cultures le Conseil général ne pourra plus soutenir la recherche si les réformes fiscales et territoriales prévues par le gouvernement sont votées en l’état dès 2010. Contre la recentralisation du pouvoir, pour la défense du Territoire de Belfort et de la proximité, mobilisons-nous. Plus d’infos sur www.cg90.fr DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Des chercheurs au service de l’innovation 6 VIVRE LE TERRITOIRE N°103 LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DU TERRITOIRE DE BELFORT Le conseil général en actions La recherche appliquée dans le Territoire de Belfort constitue un atout particulièrement attractif pour le tissu industriel local. Démonstration avec Medicoat France, une petite entreprise qui, grâce au Laboratoire d’études et de recherches sur les matériaux, les procédés et les surfaces (Lermps), ne connaît pas la crise. Pour Francis Tourenne, directeur de Medicoat France, l’aventure a commencé à l’université de technologie de Belfort-Montbéliard. Au début des années 90, il y occupe le poste d’enseignant-chercheur affecté au Lermps. Toulousain d’origine, il voit alors sa carrière prendre un nouveau virage. Il est contacté par Médicoat AG, entreprise suisse spécialisée dans les revêtements de surface de produits biomédicaux. « La maison mère voulait « Le Lermps apporte des réponses aux entreprises qui n’ont pas les moyens de développer leur propre recherche. » profiter de la présence du Lermps pour ouvrir une filiale en France, nous raconte Francis Tourenne. J’ai accepté le défi et je suis passé du monde de la recherche à celui de l’industrie. » Médicoat France voit le jour dans une pépinière d’entreprises du Doubs. En 2007, elle s’installe dans le bâtimentrelais à Delle où elle occupe 500 m² d’atelier. Là, sont fabriquées des poudres céramiques de haute technologie utilisées pour le revêtement des prothèses médicales. « Aujourd’hui, j’utilise le laboratoire comme un prestataire de services qui réalise, pour le compte de l’entreprise, des analyses physico- chimiques sur les poudres, explique le directeur. Il contribue ainsi à la performance de nos produits. » Cette relation du client au fournisseur porte ses fruits. Medicoat France et le Lermps se sont ainsi conjointement engagés dans un ambitieux projet européen consacré aux biomatériaux. Un laboratoire de proximité Dans le milieu de la recherche, la notoriété du Lermps lui confère une carte de visite prestigieuse. L’US Air Force, Caterpillar, Tefal, General Electric, ou encore Saint-Gobain, commanditaires des grands programmes de recherche, comptent parmi les entreprises partenaires du laboratoire franc-comtois. En parallèle, le Lermps développe avec les PME/PMI une activité de conseil, qui peut déboucher sur des travaux ponctuels. « Notre laboratoire est une sorte de creuset dans lequel les idées prennent forment, confie Christian Coddet, directeur du Lermps. C’est pourquoi nombre d’entreprises locales doivent leur développement voire leur survie à notre proximité. » Ainsi, le Lermps dispose d’une équipe technique d’environ vingt personnes supervisée par des enseignants-chercheurs. Ils apportent des réponses rapides aux entreprises qui n’ont pas les moyens de développer leur propre recherche. Une expertise reconnue À l’instar de Medicoat, d’autres PME sont directement nées de la présence du Lermps. À Étupes par exemple, HMR Expert s’est spécialisé dans les systèmes dédiés à la projection thermique et à la cryogénie. Parallèlement, certaines sociétés menacées de fermeture ou de délocalisation ont bénéficié de l’expertise scientifique et universitaire du Lermps pour pérenniser leurs activités dans la région. Ainsi, la société Zimmer France a développé, avec l’aide du laboratoire, de nouvelles solutions pour la fabrication de ses prothèses médicales. Sans cet accompagnement, l’entreprise aurait probablement plié bagages à moyen terme. Le même cas de figure s’est présenté pour Nipson, installé sur le Techn’hom. Avec les chercheurs du Lermps, l’entreprise a amélioré le système de ses tambours d’impression, permettant ainsi de conserver une activité de production sur Belfort. « Plus nous avançons dans la recherche appliquée, plus nous sommes sollicités par les entreprises », conclut Christian Coddet. Le succès ne se dément pas et voit le Territoire de Belfort devenir le point d’ancrage des technologies de revêtement de surface. CR
Avec un effectif d’environ 70 personnes et ses équipements de très haute technologie, le Lermps est un laboratoire de référence en matière de recherche appliquée. Medicoat France fabrique de la poudre céramique adaptée à la projection thermique. L’entreprise offre des solutions de revêtement pour tout type d’implants médicaux tels que les prothèses de hanche, de genou, ou les implants dentaires.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :